Derrière chaque profil se cache une histoire que l’on ne poste jamais. Je suis Binglord Medo, ingénieur concepteur des systèmes informatiques et entrepreneur numérique. À travers cet article j’aimerais éveiller les esprits sur des réalités qui se cachent derrière nos vies virtuelles.
Je me suis lancé dans le développement d’applications mobiles en 2016. Tout au long de cette période, plusieurs utilisateurs nous ont fait part de leurs inquiétudes liées à leur vie virtuelle : Surexposition de leurs informations personnelles, perte de contrôle sur leur vies virtuelles, utilisation de leurs coordonnés bancaires sans leurs consentements et plus encore.
Alors aujourd’hui je décide enfin de mettre en lumière certains détails dont vous ignorez entant qu’utilisateur. Avant de commencer essayons de définir le numérique dans le contexte de la vie virtuelle. Dans une vie virtuelle le numérique désigne les plateformes web dont le rôle est de permettre aux utilisateurs de créer un profil et d’établir des relations avec d’autres utilisateurs enfin de partager des contenus (Images, vidéos, textes, etc.). Au fait, c’est une grande infrastructure qui organise les interactions sociales en ligne et la circulation des informations.
En se référant de cette définition nous comprenons l’utilité du numérique pour nos échanges en ligne. Son utilisation a un impact positif et négatif sur notre vie virtuelle sur la manière dont nous l’utilisons. Avant de passer au vive du sujet, commençons par cette citation : « À force de vivre derrière les écrans, on oublie que les émotions n’ont pas besoin de réseau pour exister. » Vous l’aurez donc compris.
Allez, on se lance avant que le courage ne bug ! En 2019 nous avions lancé le tout premier réseau social congolais traduit avec les quatre langues nationales congolaises (Lingala, Kingongo, Tshiluba et Swahili) dans le but de pérenniser notre identité culturelle « LorbiChat », l’application est disponible sur PlayStore via ce lien : https://play.google.com/store/apps/details?id=bee.technology.lb, ce n’est pas du marketing, il ne faut pas m’en vouloir. Alors lorsque nous déployons des applications, nous prévoyant toujours une page qui redirige les utilisateurs vers les termes et condition d’utilisation avant leur inscription ou leur enregistrement sur la plateforme (ex : LorbiChat, BeeCard, FaceBook, TikTok, et les autres), c’est comme un contrat numérique entre la plateforme et l'utilisateur, malheureusement peu de personnes prennent le temps de lire ce que les plateformes mettent à leur disposition avant de s’y engager, difficile à lire car il y a beaucoup des pages et le temps est précieux, je comprends, c’est l’envie rapide d’utilisation ce que nous appelons la Dopamine. Au fait, c’est là que le problème commence, car on ne peut en aucun cas utiliser un produit sans lire sa notice, voulez-vous que je définisse cela davantage pour vous ? bon ce n’est pas grave, une notice c’est juste un document qui explique comment utiliser correctement et en toute sécurité un produit.
C’est vrai que la valeur du numérique dans notre vie virtuelle est très importante aujourd’hui, car il influence presque tous les aspects de notre quotidien : communication et connexion, accès à l’information, opportunités économiques, expression de soi, bref c’est un outil puissant dans la vie virtuelle. Bien utilisé, il enrichit la vie ; mal utilisé, il peut l’appauvrir.
Beaucoup d’utilisateurs n’en tiennent pas compte avec des publications réservées à leur vie privée dans l’idée de les supprimées ultérieurement en oubliant que l’élément catalyseur ou le carburant du numérique c’est les données d’utilisateurs, une fois partager c’est un chemin sans retour : cela laissera toujours des empreintes en ligne quelle que soit la durée. Il est a noté qu’aucune information n’est complément supprimée en ligne une fois partagée ; même si vous demandez la suppression intégrale, de petites traces peuvent y subsister. C’est la raison pour laquelle vous remarquerez vos informations réapparaissent sur la toile trois, cinq, huit ans plus tard. L’effet de partager des contenus sans mesurer leur portée et considérer les plateformes numériques comme des espaces privés augmente les risques d’exposition involontaire.
Ces risques sont amplifiés par manque d’éthique et de déontologie des utilisateurs avec des pratiques de sécurité insuffisantes. Aujourd’hui, je vais donner quelques conseils qui pourraient sauver votre vie virtuelle en appliquant certaines règles d’éthiques.
Ne pas partager d’informations sensibles surtout quand vous êtes sur une plateforme non sécurisée où le protocole de communication est du type HTTP au lieu de HTTPS, cela vous paraît flou ? je comprends vous n’êtes pas du domaine, alors je vous explique en terme claire, HTTP ou HTTPS est une règle de communication qui permet de transférer les pages web entre ton appareil et le serveur. C’est très remarquable devant un lien comme https://bee-technology.net ou avec la présence d’un petit cadenas au coin gauche de votre barre d’adresse sur le navigateur (Opéra, Google Chrome, Bing, Safari etc.).
Utiliser toujours les mots de passe sécurisés qui associes plusieurs formats des caractères : lettres, chiffres, caractères spéciaux, etc. Si vous ne le savez pas, je vous informe aujourd’hui que cela rend la tâche encore plus complexe à un Hackeur.
Vérifier la source d’information pour n’est pas tombé à une arnaque sur un faux message qui promet de l’argent ou un cadeau pour voler vos informations. Avant de cliquer sur n’importe quel lien reçu dans un message WhatsApp ou autre, tenez compte de sa provenance. Plus haut, j’ai parlé de bouton d’action (Enregistrer, confirmer, suivant, etc.), juste en cliquant sur un seul lien, plusieurs opérations s’effectuent en arrière-plan, que vous n’avez pas la possibilité de visualiser.
Mesurez la qualité de l’information que vous partagez ainsi que l’étendu de sa diffusion en ligne. Faites attention à ce que vous publiez sur un statut WhatsApp et aux groupes que vous mentionnez, surtout lorsque leurs objectifs ne correspondent pas à votre publication. Par exemple sœur ou frère fête son anniversaire et que vous partagez son image sur un statut WhatsApp en la diffusant à un groupe de plus de 400 personnes, composé de personnes qui ne sont ni vos proches ni vos amis, mais de simples inconnus, cela peut mettre en danger la personne concernée.

Fais confiance aux plateformes mais méfiez-vous trop souvent des liens car certains ne proviennent pas d’une bonne source. Beaucoup de fausses informations sont sur Internet dans un seul but tromper les utilisateurs. Un bon lien est composé de trois parties initiales : le www, le nom de domaine principale et l’extension du domaine qui donne ça www.snel.cd bien qu’aujourd’hui certain site ne commence pas toujours avec un www mais le format standard c’est ça. Ce qui nous intéresse ici, c’est le nom de domaine principale qui est snel, ça vient toujours avant l’extension (.cd, .net, .org, .com, etc) ; si vous recevez une demande de paiement ou une offre d’emploi pour la SNEL mais avec un nom de domaine principal différent de la SNEL c’est un mauvais lien, on appelle ça souvent du Phising (hameçonnage) , un lien qui ressemble à un vrai site pour une banque ou email et autre, mais qui est en réalité un faux, souvent ils utilisent un sous domaine qui est attaché au domaine principal ou un titre de l’article au début pour tromper les utilisateurs, comme www.snel-offre-emploi.monsite.cd vous remarquerez que le domaine associé à l’extension n’est pas celui de la SNEL, oui il peut s’agir d’un article publié sur un site qui fait la promotion de la SNEL, mais la plateforme vous demande de l’argent ou d’autres informations de manière un peu floue, évitez d’aller plus loin sur la plateforme.
Je vous donne un exemple simple, et vous allez vous y retrouver. Avez-avez déjà reçu un message dans un groupe WhatsApp, du type Airtel, Vodacom, Orange, Africell, etc. octroi à ses abonnées 50 Go d’internet pour célébrer le mois de la femme ou autre, ensuite il vous demande de cliquer sur le lien, c’est souvent du Phising, comme on a besoin de forfait internet on se laisse faire, vous serez redirigé vers une page contenant de nombreux commentaires positifs du genre : Merci beaucoup, je viens de recevoir mes 50 Go, tout cela est faux, chose intéressante si le lien est pour Orange même si vous mettez un numéro différent de celui-ci vous aurez toujours une félicitation, vous devez partager ce lien dans au moins dans 10 groupes WhatsApp enfin de recevoir les forfaits, vous allez vous forcer à accomplir cette mission invisible, et au final, vous ne recevrez aucun Go.
On a tellement parlé que même les murs nous écoutaient, on se repose un peu avec cette citation : « Trop vivre dans le virtuel, c’est parfois oublier de vivre le réel ». Bon continuons avec des conseils…
Usurpation d’identité, faux profils pour arnaquer : Nous vivons dans un siècle où l’on fait confiance aux amis virtuels et où on l’on se méfie des amis réels. On écoute davantage les conseils des influenceurs au lieu de ses parents. On cherche un engagement sérieux en ligne, mais on ignore les intentions cachées derrière les écrans. A cause d’un espoir virtuel, beaucoup de personnes perdent de l’argent, ainsi que leur dignité et leur crédibilité, pour un espoir qui n'est pas réel. Ils vous nourrissent d’espoir à travers des conversations crédibles. Ils sont même prêts à effectuer un premier transfert d’argent uniquement pour obtenir ce qu’ils cherchent. Ensuite, ils vous demandent vos contenus : photos, vidéos ou autres. Une fois les ressources reçues, ils feront tout pour récupérer leur premier transfert d’argent. Par la suite, il y aura des menaces et de la manipulation. Dans des réseaux sociaux il y a ce qu’on appelle le clonage, est un mécanisme qui consiste à copier le profil d’une vraie personne pour créer un faux compte qui lui ressemble. Comment ça se passe ? l’arnaqueur prend les photos que vous publiez, il copie votre nom et vos informations, il crée un nouveau compte presque identique. Ensuite, il ajoutera tes amis à sa liste pour paraître crédible, et tes proches pourront à leur tour devenir des victimes à long terme.
Limiter le temps passé en ligne : Là nous parlons encore du syndrome de la dopamine. Hé oui ! c’est nouveau pour vous ? je m’en doutais ; La dopamine est une substance chimique produite par le cerveau qui est liée au plaisir, à la motivation et au système de récompense. Quand tu es dans la vie virtuelle tu reçois des likes, commentaires, messages, tu découvres du contenu intéressant c’est ce qu’on appelle un cycle de récompense. Plus tu continues à faire défiler, plus tu restes longtemps.
On dirait j’ai oublié quelque chose, Il y a aussi le cyberharcèlement, attendez je vous explique, le cyberharcèlement c’est quand une personne ou un groupe des personnes utilise Internet pour blesser, intimider ou humilier quelqu’un, de façon répétée. C’est toujours flou ? bon, je vous donne quelques exemples, vous allez vous y retrouver :
- Messages insultants ou menaçants
- Moqueries ou rumeurs diffusées en ligne
- Publication de photos/vidéos gênantes sans consentement
- Usurpation d’identité (se faire passer pour quelqu’un
- Exclusion volontaire d’un groupe en ligne
Il faudrait donc retenir que la coexistence entre vie privée et vie virtuelle constitue un enjeu majeur du 21e siècle. L’article met en évidence l’importance de la protection des données personnelles dont la responsabilité est partagée entre utilisateurs et plateformes numériques, mais dont l’acteur principal restant toutefois l’utilisateur, il faudrait donc protéger votre vie car tout ce que vous publiez peut-être utiliser à votre défaveur « Les réseaux sociaux montrent des moments parfaits, pas des vies parfaites. ».
